
Confirmation solennelle du Comte de Chambord
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" Monseigneur, demandai-je alors, est-il vrai que vous avez songé à adopter le duc Robert de Parme et à le reconnaître pour votre héritier ? "
A ces paroles, Henri de Bourbon se mit à sourire et me répondit :
" Qui peut donc inventer de pareilles fables ? Est-ce que ma vie tout entière n'est pas là pour le démentir ? Moi qui suis fanatique des principes, comment songerais-je à violer la vieille loi salique ? Mais il n'y aurait alors aucune raison pour que je n'adoptasse pas le premier gentilhomme venu ! Mon héritier, vous le connaissez, je n'ai pas le choix. C'est celui que la Providence m' impose, puisqu' elle a décidé que la branche aînée des Bourbon devait s' éteindre avec moi. "
Je parlai de la fusion.
La fusion, reprit le prince, est-ce qu'elle n'existe pas ? Les princes d'Orléans sont mes fils. Je ne me suis jamais souvenu ni de Philippe Égalité ni de Louis-Philippe Ier ni de la Citadelle de Blaye. Et le malheur commun ne nous a-t-il pas tous rapprochés ? 1848 n'a-t-il pas effacé 1830 ? Vous pouvez écrire tout ce que je vous dis là ", ajouta le comte de Chambord, en me tendant la main.
La grande majorité des royalistes, comme cela n'est pas non plus contesté, prêta allégeance à Philippe VII, comte de Paris.
* La Liberté. 1er mars 1872.
Voir également l'ouvrage de Maître Hugues Trousset La légitimité dynastique en France, 1987, Editions Roissard.Grenoble et Guy Augé : Succession de France et nationalité, Paris, 1979.

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